Les bons plans

Au cinéma, comme en vidéo, le choix des plans est essentiel. C’est le cadre qui permet de raconter une histoire, exprimer des émotions et guider l’attention du spectateur. Chaque type de plan offre une perspective unique et sert un objectif narratif précis. Voici une présentation des principaux plans, illustrés par des exemples emblématiques.

1. Plan général

Ce plan montre une vue d’ensemble très large, souvent utilisée pour situer le contexte géographique ou temporel d’une scène. Il englobe généralement de vastes paysages ou des panoramas urbains.

Exemple : Dans Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau (2001), les plans d’ouverture sur les vastes étendues de la Terre du Milieu établissent le cadre épique de l’histoire.

2. Plan d’ensemble

Moins large que le plan général, le plan d’ensemble cadre une scène en incluant les personnages dans leur environnement. Il met l’accent sur le décor.

Exemple : Dans Inception (2010), les plans montrant les personnages dans les rues de Paris en train de se plier sur elles-mêmes illustrent l’impact des rêves sur la réalité.

3. Plan moyen

Ce plan cadre les personnages en pied, de la tête aux pieds. Cela permet de voir à la fois les actions des personnages et une partie de leur environnement.

Exemple : Dans Pulp Fiction (1994), la scène de danse entre Mia Wallace (Uma Thurman) et Vincent Vega (John Travolta) est principalement filmée en plan moyen, mettant en valeur leurs mouvements et interactions.

4. Plan américain

Cadre les personnages de la tête jusqu’à mi-cuisse. Historiquement ce plan est utilisé dans les westerns pour montrer les revolvers des cowboys, d’où son nom. Ce plan met l’accent sur les gestes et les expressions tout en conservant une partie du décor.

Exemple : Dans Le Bon, la Brute et le Truand (1966), les duels sont souvent filmés en plan américain, accentuant la tension en montrant à la fois les visages des personnages et leurs armes.

5. Plan rapproché

Ce plan cadre le personnage de la tête jusqu’à la poitrine ou la taille. Il permet d ‘insister sur les expressions faciales et les émotions.

Exemple : Dans Le Discours d’un Roi (2010), les plans rapprochés sur le roi George VI (Colin Firth) lors de ses discours mettent en évidence sa nervosité et sa détermination.

6. Gros plan

Cadre une partie spécifique du sujet, généralement le visage, pour accentuer une émotion ou un détail important.

Exemple : Dans Psychose (1960), le gros plan sur l’œil de Marion Crane (Janet Leigh) après la scène de la douche intensifie l’horreur de la situation.

7. Très gros plan

Encore plus serré que le gros plan, il isole un détail précis, comme un œil, une main ou un objet. Son objectif est d’attirer l’attention du spectateur sur un élément crucial.

Exemple : Dans Le Bon, la Brute et le Truand (1966), les très gros plans sur les yeux des personnages lors des duels renforcent la tension dramatique.

8. Plan séquence

Une séquence filmée en une seule prise continue, sans coupe, souvent utilisée pour montrer la complexité d’une scène ou pour immerger le spectateur dans l’action.

Exemple : Dans La La Land (2016), la scène d’ouverture sur l’autoroute est un plan séquence élaboré qui introduit le ton musical et énergique du film.

 

La maîtrise de ces différents types de plans permet aux réalisateurs de construire une narration visuelle riche et nuancée, guidant les émotions et l’attention du spectateur tout au long du film.

Pour approfondir votre compréhension des différents plans au cinéma, vous pouvez consulter les ressources suivantes :